Dossier de presse - La Mécanique de l'Arbre

Luisa Gallerini

Titre : La Mécanique de l’Arbre
Auteure : Luisa Gallerini
Publication : Octobre 2020 (édition illustrée par l’auteur)
Catégorie : Thriller ésotérique / Roman d’aventures

Pour toute demande d’interview, d’exemplaire de presse ou d’information supplémentaire, merci d’écrire à : luisagallerini@gmail.com
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Accroche

La magie n’est-elle qu’une illusion de l’esprit ?

4e de couverture


Au XIXe siècle, un vieil homme juif se réveille dans le corps d’une jeune femme. Fuyant Prague, il devient escamoteur dans un cirque ambulant, où il succombe au charme d’un mystérieux magicien. Que fera-t-il du précieux manuscrit dont il s’empare chez un célèbre illusionniste ? Saura-t-il utiliser les pouvoirs occultes de l’Arbre de Vie, pièce maîtresse de la kabbale ? 

De nos jours, c’est l’effervescence : un dangereux virus cérébral déferle sur la planète, et personne ne semble en mesure de l’arrêter. Tandis que le monde entier se replie sur lui-même, tout s’accélère au sein de la Communauté : alors que certains s’initient à la magie ou deviennent passeurs d’âmes, d’autres, en pleine guerre des Castes, osent menacer les plus hautes instances d’un odieux chantage…

Quatrième tome de la série « Ceux d’en haut », La Mécanique de l’Arbre fait suite aux aventures de Marie dans L’Oscillation des âmes.

Biographie


Née en 1976 à Paris, Luisa Gallerini est une romancière française. Sa mission ? Repousser les limites du réel en y invitant l’imaginaire et la poésie, le surnaturel et l’impossible, la spiritualité et l’invisible. 

Passionnée de sciences et de lettres, d’égyptologie, d’art, de littérature fantastique, de phénomènes paranormaux, d’énigmes et de codes secrets, elle s’illustre dès son plus jeune âge dans l’évasion systématique des « cases », ces boîtes mentales qui vous enferment dans un style, un mode de vie, une apparence.  

Diplômée de l’université Pierre et Marie Curie en mathématiques, elle rédige en parallèle de ses activités en ingénierie informatique dans le monde du voyage des articles et nouvelles pour la presse écrite. D’autres projets jalonnent son parcours professionnel : l’animation d’un webzine culturel, la gestion d’un commerce en ligne de minéraux ou encore le développement d’une application mobile de relooking utilisant les technologies de pointe de l’intelligence artificielle. 

Mêlant les genres, ses romans n’entrent dans aucune case. Entre érotisme, fantastique et enquête policière, Un Renard dans le miroir (2016), qui lève le voile sur l’un des plus célèbres salons littéraires du siècle dernier, est aussi une quête initiatique. Officiellement répertoriée parmi les thrillers ésotériques, la série « Ceux d’en haut » se trouve en réalité à la croisée de plusieurs chemins : littérature, fantastique, récit d’aventures, fantasy et roman historique. À ce jour, elle compte quatre tomes : La Momie de Pâques (2015), une chasse au trésor entre l’Égypte du XIXe siècle et l’Europe contemporaine ; Une Promenade hors du corps (2018), un voyage inédit dans les mystères de l’occultisme et des pouvoirs extraordinaires du corps humain ; L’Oscillation des âmes (2019), un cheminement spirituel où la loi de l’Attraction côtoie de près les neurosciences et la physique quantique ; La Mécanique de l’Arbre (2020), une immersion spectaculaire dans l’univers de la magie, des automates et de la kabbale. 

Luisa Gallerini est également l’auteur d’un recueil d’énigmes, devinettes, casse-têtes et charades, Les 157 énigmes ½ de la mère Gallerini (2019), d’un guide d’apprentissage « Déchiffrer les hiéroglyphes » en plusieurs volumes (Les Secrets de famille des dieux d’Égypte (2020), À la cour des pharaons d’Égypte (2020)) et de deux escape game (Le Gardien du Sarcophage (2020) et Enquête au Monastère (2020)).

Extraits choisis

LE RÉVEIL D’ISMAËL DANS LA PEAU D’UNE FEMME

Tendant la main pour attraper un bâtonnet enduit de soufre, il tâtonna longuement dans le noir mais la table de chevet était hors de portée. Poussant un grognement singulièrement aigu qui l’engagea derechef à se racler la gorge — il n’était malheureusement pas rare, à son âge, que sa voix déraillât —, il posa les pieds au sol avec la ferme intention de poursuivre son exploration debout. C’était sans compter, cependant, sur cette étrange sensation sous la plante des pieds.
Des lattes de parquet semblait avoir poussé, pendant la nuit, un moelleux pelage. Comment était-ce possible ? Il se recroquevilla sur le matelas puis se pencha en avant, avançant la main vers l’inconnu. Timidement, ses doigts frôlèrent ce qui ressemblait à de la laine. Esther avait-elle pris la liberté de lui offrir l’une de ces affreuses peaux de bête qui se vendaient à des prix exorbitants sur les quais de la Vltava ? Quelle idée saugrenue, se dit-il en posant à nouveau un, puis les deux pieds par terre. Au moment où ses orteils s’enfoncèrent dans l’onctueux duvet, un plaisant frisson lui dévala l’échine. Peut-être n’était-ce pas une si mauvaise idée, finalement. Si ces épouvantables tapis se vendaient si cher, il y avait vraisemblablement une bonne raison à cela.
Les pieds fermement campés au sol, Ismaël se leva enfin. Aucune articulation ne craqua, il était dans une forme olympique. Léger comme une plume, fort comme un taureau, il remercia Yahvé pour ce regain de jeunesse fortuit. Même sa culotte en flanelle ne le serrait plus à la taille. Le golem avait fait des miracles ! Il fallait absolument qu’il racontât ses exploits à Joseph. Quand son ami apprendrait qu’il se transformait, dans ses rêves, en serviteur d’argile, il rirait bien. 
Ismaël se pencha en avant pour s’assouplir. Jambes tendues, dos droit, il plaqua les mains au sol. Combien cette descente de lit était affolante au toucher ! Il prit une lente inspiration et se redressa. Quelle mouche l’avait piqué ? Il aurait pu se coincer un nerf, se bloquer le dos, se rompre les ligaments ou se fracturer la colonne vertébrale. Basculant la tête en arrière, il ferma les yeux en passant la langue sur ses gencives — c’était ainsi qu’il avait l’habitude de chasser les idées noires. Le temps ralentit subitement sa course, puis il poussa un cri perçant.
S’ensuivit un « oy vaï »  étranglé — d’où venait cette effrayante voix de jouvencelle ? Il se mordit la lèvre inférieure, une lèvre étonnamment douce, puis repassa la langue sur ses gencives. Un feulement humide lui échappa : ses dents avaient repoussé ! Perplexe, il les inspecta une à une, malmenant l’émail du doigt. Puis il serra les mâchoires et ouvrit grand la bouche. Aucun craquement ne se fit entendre, aucune douleur ne le terrassa. L’abcès qui lui faisait souffrir le martyre avait lui aussi disparu. Quand il déglutit, un goût de terre lui arracha une grimace. Le golem ! Il rêvait encore, naturellement. Nul doute qu’il n’allait pas tarder à s’éveiller, pour de bon cette fois. Il retrouverait son parquet, sa table de chevet, ses lèvres crevassées, ses trous et ses plaies dans la bouche. Peut-être en aurait-il pleuré de joie — il l’aimait tant, ce vieux squelette douloureux — si, au même moment, la porte ne s’était pas ouverte, laissant filtrer un modeste rayon de soleil. Médusé, il tomba face contre terre. Toute répugnante et dispendieuse fût-elle, la peau de bête amortit le choc.

LE MUSÉE DE LA MAGIE


Mais Rosalie ne l’écoutait plus. Face à elle, dans une vaste galerie d’environ trois mètres de large pour une cinquantaine de long, flottaient dans les airs des milliers de cubes en verre de tailles diverses avec, à l’intérieur, un objet en apesanteur. 
— Un kaléidoscope, une ardoise, un réveil mécanique, une vieille machine à écrire, une boule à neige avec sa tour Eiffel miniature… On se croirait dans un cimetière d’antiquités.
Rosalie ne cachait pas sa déconvenue.
— Sais-tu ce que Léonard de Vinci disait ? « Rien ne nous trompe autant que notre jugement. » Dans cette cour des Miracles d’un genre inédit, les lois de la Nature ne s’appliquent pas ; seule la créativité a droit de cité. Tous ces objets que tu vois là, autour de nous, sont magiques : leurs pouvoirs ne connaissent qu’une limite, l’imagination de leur inventeur. 
Monica ouvrit l’un des cubes de verre :
— Veux-tu essayer la boulaneige ?
Rosalie s’en empara prudemment.
— N’aie pas peur, dit-elle en l’encourageant du regard.
Rosalie retourna la sphère, puis la reposa dans sa prison de verre. Une tempête de plastique s’abattit sur la tour Eiffel.
— À présent, suis-moi. 
Plongé dans la pénombre, le musée n’était éclairé que par une rangée de plafonniers. Monica se dirigea vers un épais rideau de velours parme, qu’elle tira d’un geste théâtral. Rosalie étouffa un cri de surprise : derrière la fenêtre, il neigeait à gros flocons. Un temps pareil, à quelques jours d’Halloween, était plutôt inattendu. Un tapis blanc commençait à envahir le parc quand subitement, le ciel s’éclaircit. Elle se retourna, regarda Monica puis le cube en verre : la neige avait cessé de tomber sur la tour Eiffel.
— Est-ce une hallucination ? Cette fenêtre a-t-elle été trafiquée ?
— Saint Thomas a eu besoin de toucher pour croire, je t’invite à en faire de même. 
Monica ouvrit la fenêtre, laissant un froid mordant s’engouffrer dans la galerie. Sur le rebord de pierre, une fine couche laiteuse s’était déposée. Rosalie l’effleura, ébahie.
— Comment est-ce possible ?

LE CIRQUE D’OR


Une foule de gens se pressait à l’entrée d’un vaste terrain illuminé de centaines de flambeaux, où plusieurs chapiteaux avaient été dressés. Ébloui par cet univers inconnu où son père, malgré tous ses efforts, n’avait jamais voulu l’emmener — Perrine partageait le même regret —, Ismaël franchit les grilles les yeux écarquillés, oubliant le froid mordant, les cris des enfants et leurs joyeuses bousculades. Son billet en main, il suivit les instructions d’un géant — comment appeler autrement un être humain mesurant plus de deux mètres ? — qui l’invitait à se joindre à un groupe s’apprêtant à entrer dans le premier pavillon. Lorsqu’à son tour, il posa la main sur la tenture, celle-ci s’ouvrit toute seule. Il sursauta en distinguant, dans la pénombre, la silhouette élancée de Jaromir :
— Je suis heureux, mademoiselle Declercq, que vous ayez répondu à mon invitation. 
À peine s’inclina-t-il avant de tourner les talons, enjoignant à son invitée de le suivre à l’intérieur. Ismaël était tellement surpris qu’il se laissa docilement conduire. Sa queue-de-cheval en chignon, Jaromir se baissa pour pénétrer dans le premier espace, un dôme exigu où deux sœurs siamoises en justaucorps jouaient aux échecs devant une trentaine d’amateurs. Le tronc amalgamé, elles n’avaient qu’un bras chacune. Quand l’une souriait, l’autre fonçait les sourcils, faisant hurler de rire les enfants cachés dans les jupes de leurs mères. Médusé, Ismaël ne parvenait pas à les quitter des yeux. Jaromir dut effleurer son épaule pour qu’il comprît qu’il était temps de découvrir un autre royaume, celui de l’homme poisson. 
Couvert d’écailles, cet être hybride à l’odeur pestilentielle se prélassait au fond d’un monstrueux aquarium. S’il mettait un point d’honneur à fixer les curieux de ses yeux globuleux, quand il ne s’agitait pas pour les effrayer, il y avait une chose qu’il ne faisait jamais : remonter à la surface pour respirer. En revanche, il ouvrait régulièrement la bouche, laissant entrevoir une langue reptilienne divisée en deux. 
— N’ayez crainte, chuchota Jaromir, ce sont des âmes bénies. Savez-vous pourquoi ce cirque s’appelle le cirque d’Or ?
Ismaël hocha négativement la tête.
— Parce qu’ici, toute créature vivante possède un cœur en or. Vous verrez, quand vous apprendrez à les connaître.


LE MONTREUR D’AUTOMATE

Jaromir s’approcha de l’automate, un buste d’homme aux lèvres rouge vif, aux yeux bleus sans cils, aux pommettes hautes et aux sourcils noirs. « Ainsi c’est toi, Jésus », murmura-t-il dans sa langue natale, s’ouvrant une large brèche parmi les badauds du premier rang. À Paris, on ne plaisantait pas avec le vol à la tire, et si l’on se méfiait des étrangers, c’était pour de bonnes raisons — le mal, nécessairement, venait d’ailleurs. Comment Jaromir, du reste, aurait-il pu passer inaperçu ? Il était temps, pour Ismaël, de faire face à son public. Mais alors qu’un sourire de circonstance commençait tout juste à poindre, sa vision se brouilla : à moins d’un mètre de lui se tenait Jaromir, plus séduisant que jamais.
Des applaudissements d’encouragement éclatèrent — dans le quartier, on ne parlait que du charmant jeune homme à l’automate —, le tirant peu à peu de sa torpeur. Un sourire éclaira brièvement le visage de son ancien amant, rappelant à Ismaël leurs longues nuits sans sommeil. Dans un état second, il s’éclaircit la gorge, se redressa, puis commença son boniment : 
— Mesdames et messieurs, j’ai l’honneur de vous présenter, pour ceux qui ne le connaîtraient pas encore, Jésus, l’automate miraculeux ! Il ne parle pas, mais ressent chacune de vos émotions. Madame, ajouta-t-il en s’inclinant respectueusement devant la voisine de Jaromir, vous êtes sceptique, n’est-ce pas ? Je le vois dans vos yeux. 
Son interlocutrice rosit instantanément. Lucien avait toujours fait cet effet aux femmes. 
— Approchez, je vous en prie. 
Il l’invita d’un geste de la main : 
— Juste un pas, là. Parfait ! À présent, je vous laisse en tête-à-tête.
D’un mouvement discret, il se retira. Les chuchotements se turent et la spectatrice esquissa un sourire. Le pantin de bois le lui rendit instantanément. Surprise, elle haussa vivement les sourcils, aussitôt imitée par l’automate. Des rires fusèrent : quelle merveilleuse invention ! Ismaël observait Jaromir : ce dernier s’avança à son tour, et échangea un clin d’œil avec la curieuse machine. Puis d’autres personnes prirent le relais et simulèrent la colère, la peur, la séduction, le ressentiment, la malice. Docile comme un agneau, Jésus répondait à chacune de leurs mimiques avec la même justesse. Ismaël n’avait rien d’autre à faire que de temps à autre, tourner une clef pour lui « remonter les méninges ». 

Vidéos

La bande-annonce du roman :

Matériel à disposition

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Catégorie BISAC


  • FICTION / Thrillers / Suspense
  • FICTION / Thrillers / Historical
  • FICTION / Action & Adventure

Mots clés

  • Aventure
  • Historique
  • Littérature fantastique
  • Magie
  • Kabbale
  • Énigmes

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